CLAUDE ROUSSELET, LE RECLUS BISONTIN

Par Pascal Dro – Photos Iris

Combien de fois avons-nous fait appel à ses services ? Dix ? Quinze ? Nous sommes toujours surpris par la qualité du travail de cet OVNI du monde des Porsche tant elle est bluffante. Voici donc Claude Rousselet, tel qu’en lui-même, dans son antre bisontine.

Bon, bien sûr, nous en rêvions depuis longtemps. Mais vous admettrez que, pour passer à Serre-les-Sapins, en plein hiver, il faut avoir une bonne raison. Au fin fond du Doubs, à quelques kilomètres de Besançon, nous sommes dans le berceau de l’horlogerie française et même, historiquement, suisse.
Cette petite considération historico-géographique est fondamentale dans le reportage de ce jour car, là-bas comme dans la vallée de Joux, en Suisse, tous les fermiers font de la micro-mécanique à la tâche en hiver, quand il y a trop de neige dehors et que les animaux sont à l’abri. Claude en convient, même s’il lui est aujourd’hui très difficile de trouver le jeune apprenti ou le retraité actif qui voudrait le rejoindre pour de bon. « Les jeunes viendraient, découvriraient mes petits secrets et ne rêveraient que de se mettre à leur compte, c’est à- dire d’entrer en concurrence avec moi. Cela aurait un double effet, comme ce fut le cas par le passé : primo, de réduire mon activité et, secundo, de faire arriver chez moi tout ce qui a été mal fait ailleurs ! » Bien sûr, il éclate de rire en disant cela. Et, pourtant, nous l’avons vérifié sur place, c’est vrai. Que l’on parle de boîtiers BHKZ, de compteurs divers, d’horloges ou même de modules de commande de climatisation de 964/993, bien des artisans se sont essayés à cette spécialité. Mais celui qui en fait une religion, un sacerdoce même, c’est bien Claude Rousselet. (Découvrez la suite de l’article dans le numéro 27). 

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2019-04-27T15:23:14+02:00