LES PERLES DE MONSIEUR MICHEL

Par Pascal Dro

Il existe deux manières d’envisager le temps qui passe. La première consiste à se lamenter sur le caractère inexorable des choses. Et la seconde, choisie par Monsieur Michel, consiste à savourer chaque instant de la vie et à l’apprécier plus encore au fil des ans. Rencontre avec un sage au goût très sûr et à la passion contagieuse.

« Tu viens quand tu veux. Je suis debout à 7 h et je prends le petit déjeuner avec les amis tous les matins de 8 h 30 à 9 h 30 en ville. Avant ou après, tu es le bienvenu. » Le décor est planté avec une chaleur et un verbe aussi fleuri que les coteaux surplombant Grasse. Michel m’accueille ensuite en passant la tête par l’entrebâillement de la porte. Avec un grand sourire. L’homme est souriant, méridional, heureux… et doté d’un caractère qui n’a d’égal que sa passion pour la course automobile.
Dès que vous avez coupé le contact, sur le perron de sa villa des hauteurs de Grasse, vous êtes dans l’ambiance. Il y a là une Ford GT Superformance totalement conforme à l’originale et dotée de son passeport technique FIA – « Je suis sorti avec elle sous la pluie, à Chamrousse, à plus de 180 km/h, il y avait des dégâts » – et une Aston DB11 qu’il a achetée « pour son coffre », comme il se plaît à le raconter, et dont les 608 ch l’emmènent chaque jour au café du centre du village.
Un fois la porte ouverte, Michel vous convie dans son bureau. De la fenêtre, on aperçoit, en contrebas, l’une de ses trois 2.7 Carrera RS « et demie ». Car, comme c’est souvent le cas avec les Carrera RS, l’histoire n’est pas simple…
Dans son bureau, les vitrines pleines de trophées sont surmontées de photos de ses autos et de ses exploits en piste. Car notre homme ne plaisantait pas avec la course, qu’il pratique dans sa forme la plus brutale et violente depuis la fin des années 60. Le choix de Porsche ? Il le raconte dans un bel éclat de rire. « C’était au retour de la guerre d’Algérie. Les Italiennes – les Alfa Romeo, essentiellement – étaient plus puissantes et plus rapides, certes, mais les Porsche 911 possédaient un avantage énorme sur elles car leurs sièges basculaient à l’horizontale… et cela nous facilitait bien la tâche quand nous réussissions à emmener une jeune fille à la campagne ! » Pratique, Michel, comme nous allons le découvrir par ailleurs. (Découvrez la suite de l’article dans le numéro 27). 

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Le numéro 27 à commander d’urgence !