RENCONTRE

Stéphane Vrinat
“Mon rêve : faire qu’aucun expert ne puisse détecter notre travail”

Oscar Perez Albet

Les dimanches après-midi sont beaucoup plus divertissants quand un passionné de Porsche comme Stéphane vous invite dans son sanctuaire, bien caché au fond d’une triste zone industrielle accrochée aux rives de la rivière Llobregat, à un jet de pierre de Barcelone.

Mélange d’épaves Porsche de toutes les époques, projets de restauration en cours de finition, carrosseries désossées, tronçonnées, gargouillis et relents typiques des moteurs air cooled, une réserve de pièces détachées d’occasion comprenant autant de références que celles d’Amazon.com… plusieurs barn finds, ces fameuses autos oubliées dont tout le monde raffole et qui attendent ici leur tour de retrouver vie. Au lieu d’un triste dimanche pluvieux, ce fut là une véritable fête des cinq sens pour un porschiste.

Au début des années 70, alors que la 911 allait boucler sa première décennie de carrière, les familles Porsche et Piëch laissèrent la direction de l’entreprise au Dr Ernst Fuhrmann. Celui-ci considérait que la 911 et ses dérivées ne suffiraient pas à assurer la croissance future de l’entreprise.

Il lança alors un ambitieux projet visant à remplacer la « légende ». Il s’agissait, bien entendu, de la 928, dévoilée en mars 1977 lors du Salon International de l’Automobile de Genève. La configuration du show car était détonante : peinture de guerre rouge et intérieur blanc combinés, pour la première fois chez Porsche, à un tissu appelé Pacha, incroyablement psychédélique, et, en extra bonus, des jantes « téléphone » blanches en lieu et place des traditionnelles Fuchs qui constituaient alors la signature visuelle des voitures de la marque. (découvrez la suite de l’article dans le numéro 23).

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