OBJECTIF LE MANS : « UN JOUR, DANS LES HUNAUDIÈRES… »

Par Ambroise Dupont – Photos : Jean-Yves Rémy

Ambroise est du genre obstiné. Patient, malin et obstiné, pour être plus précis. Et quand il se retrouve pour la première fois au Mans Classic, il y a douze ans, outre le choc visuel et auditif des Porsche filant toutes au-delà des 280 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, une certitude est né dans son esprit. Un jour ou l’autre, il devrait venir se frotter à elles.

Oh, bien sûr, cela n’a pas été aussi simple que cela. Et, pour ainsi dire, la première fois que je me rends au Mans Classic, en 2006, je suis immédiatement saisi par la magie du lieu, la légende de cette course et par… une irrépressible envie d’en faire partie, un jour. Alors, avant même que l’épreuve ne s’achève, je me suis retrouvé en train de gamberger sur ma tribune, ratant même quelques épisodes de la course.

Très rapidement, je me suis dit que jamais je ne pourrai m’offrir l’une des 911 qui courraient sous mes yeux. La moins chère vaudrait quatre ou cinq fois ce qui semblerait possible à mes yeux. Les RS, RSR, Turbo Gr. 4 et autres Gr. 5, jamais je ne pourrai m’en offrir une vraie. Alors, je me suis dit qu’on avait bien vu des Porsche différentes au Mans. Et, effectivement, il y a eu une 928, une 968, des 924 d’usine, aussi. Il y a même eu une 914 qui a remporté sa classe en 1970 et la 6e place au général, avec Guy Chasseuil et Claude Ballot-Léna au volant.
Alors, je n’avais plus d’alternative : il fallait construire une 914-6 dotée d’un passeport technique FIA, totalement conforme à celles du Mans. Ce serait pour mois la seule manière d’arriver là, un jour. Pourquoi une Porsche et pas une Corvette, une Alpine ou je ne sais quoi ? Parce que les Porsche, c’est toute ma vie. J’ai changé de métier dans le seul but de trouver un job qui me permettrait de rouler en Porsche. Et, cette première étape passée, forcément, je suis devenu plus gourmand… À cette époque, je roulais au volant d’une 996 GT3 Club Sport dotée d’un moteur 4.0. La mécanique, ce n’était pas un truc inné mais j’avais bien réussi à apprendre un nouveau job, alors… Pourquoi pas la restauration d’une Porsche ? (Découvrez la suite de l’article dans le numéro 25).

 

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2018-11-07T12:38:45+00:00