UNE HISTOIRE BELGE

Par Patrick Boidron – Photos François Letihon

C’est l’histoire d’un mec… passionné de course automobile, fan de Porsche avec, accessoirement, un bon coup de volant, qui a débuté dans la Ferdinand Cup voici un an et qui adore se lancer des défis. Et, tant qu’à faire, il les préfère bien compliqués, sous des tonnes de pression. Le voici engagé aux désormais célèbres Boucles de Bastogne, la Mecque des rallyes hivernaux. En Porsche 911, bien sûr…

Et, puisque l’on parle de pression, c’est bien autour d’une bière (ou deux…) que cette aventure a commencé. Derrière la deuxième bière, il y avait, ce soir-là, un deuxième larron. Jean-Louis, Belge de son état, excellent préparateur et pilote de talent lui aussi, propose au premier un « petit » challenge qui, pour être compliqué, est bien du niveau recherché par Ambroise. Les deux hommes se connaissent bien pour œuvrer ensemble dans la Ferdinand Cup, l’un préparant les Porsche de l’autre. L’affaire est alors rapidement engagée.
Pour Ambroise, « c’était un pari un peu fou que j’ai accepté sans hésiter : Jean-Louis et son team Glory&Legendary participent, depuis quelques années, à cette classique sur route, les Legend Boucles de Bastogne, et il m’a défié de m’y engager… ». Très renommées, ces boucles, qui s’appelaient avant Boucles de Spa, célèbrent cette année leur 60e édition dans une version réservée aux voitures historiques. Une véritable fête nationale des rallyes belges où l’on retrouve, au volant, des légendes locales telles que Marc Duez et un bon nombre de gentlemen-drivers tentés par l’aventure.
Jean-Louis, pour sa part, roule sur une Ford Escort particulièrement affûtée. Ambroise, lui, reste fidèle à sa belle Porsche 911 SC Groupe 4. Un exemplaire vu en piste lors du dernier meeting de la Ferdinand Cup au Mans aux mains expertes de Jacques, son autre compère de la « bande ». « C’était mon premier rallye et j’avais envie de le faire avec une bonne auto. Une 911, logiquement », dit Ambroise. « Mais une 911 sur des routes enneigées, voilà un défi intéressant pour un pilote n’ayant jamais tâté du rallye ! » Plus ambitieux, on ne voit pas bien…
Ne restait plus, pour Jean-Louis, qu’à préparer l’auto pour l’échéance du 1er février afin d’en faire une voiture de rallye digne de l’épreuve… Préparation minimale, en fait, puisqu’elle se limite à « décranter » les bras de suspensions pour rehausser la Porsche et à poser un sabot pour protéger le moteur ! (Découvrez la suite de l’article dans le numéro 27). 

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